Le minimalisme est un effort inhumain

Le livre L’essentialisme de Greg McKeown est sans aucun doute le livre qui aura eu le plus d’impact sur mon année 2020. Son idée est de se concentrer sur moins de choses pour faire mieux. Cela parait logique mais c’est totalement contraire à notre fonctionnement.

Dans son livre L’essentiel et rien d’autre : La voie du minimalisme pour retrouver sa liberté d’être, Fumio Sasaki remarque que « tout le monde vient au monde en minimaliste, sans aucune possession. » Et pourtant nous accumulons rapidement un nombre incroyable d’objets. Pourquoi ?

Nous sommes humainement maximalistes

Comme l’explique Sébastien Bohler dans son livre Le Bug Humain nous sommes sous l’influence du striatum.

Le striatum est une structure nerveuse très ancienne dans notre matière grise. Cette structure nous donne cinq objectifs : manger, nous reproduire, dominer, faire le moins d’efforts possibles et capter les informations qui nous entourent.

Le striatum nous procure de la dopamine, hormone du plaisir. Le striatum est une structure qui souhaite en avoir toujours plus, qui veut consommer plus et qui est sans limites.

Rien n’est là par hasard dans notre corps. Au paléolithique, il répondait parfaitement à notre situation d’humain. Toutefois, contrairement au cortex qui s’est développé, le striatum est resté inchangé tout au long de l’évolution humaine. Un vrai bug de l’évolution !

Se concentrer sur l’essentiel est un effort

Les démarches minimalistes et essentialistes sont donc des efforts inhumains. Voilà pourquoi elles sont difficiles. Et pourtant elles sont vitales.

La quantité de temps et d’énergie dont nous disposons dans notre vie est limitée.

Chacun d’entre-nous choisi comment passer son temps, mais finalement combien de nous faisons ce choix vraiment intentionnellement ? Envisageons-nous vraiment l’influence de nos actions sur nous-mêmes avant de choisir que faire ? Où fonctionnons-nous plutôt de manière automatique ?

Le minimalisme est essentiel

Voici où intervient ma démarche et où l’essentialisme et le minimalisme tel que nous l’envisageons sur le plan matériel se rejoignent. En supprimant des objets, nous laissons de la place aux autres. Nous rangeons plus facilement notre intérieur.

En limitant le nombre de nos activités et projets, nous leur laissons plus de place. Nous pouvons leur consacrer plus de temps et d’énergie. Nous pouvons leur consacrer plus de temps de cerveau. Nous pouvons aussi les répéter plus souvent.

Si la maitrise de quelque chose vient de l’entraînement et de la répétition délibérée, alors le minimalisme est un effort qui devrait s’avérer payant.

About the author: Devenir champion du monde de mon monde. Après avoir grandi dans l’idéologie études, boulot, maison, famille, enfant… je me suis pris un mur en pleine face. Obèse, mal dans ma peau, harcelé moralement au boulot… j’ai décidé de m’échapper et construire ma vie. D’abord par le contenu puis par le sport puis par la combinaison des deux. C’est ainsi que je vais devenir champion du monde de mon monde et vous aider à en faire de même. Alors si ce que vous avez lu ici vous a plus vous pouvez aussi me retrouver dans tout un tas d’endroits : Twitter, sur Facebook, Instagram, Pinterest.

Mes 9 erreurs qui m’ont fait empêcher de courir mon premier marathon (et comment les éviter)

Tu le sais, la première saison du podcast t’a fait suivre la préparation de mon premier marathon. Et tu sais que je n’ai pas pu participer au premier marathon auquel j’étais inscrit, celui tombant le jour de mes 42,195 ans.

J’ai beaucoup réfléchi aux raisons qui ont faites que je n’ai pas pu me présenter sur la ligne de départ. J’en ai fait un guide gratuit au format PDF.

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