Relativiser

Je suis ce vendredi au Puy-en-Velay. Pas en touriste mais pour le boulot. Je n’aime pas spécialement aller au Puy, car même si c’est l’Auvergne, la route depuis Clermont n’est pas terrible avec un peu d’autoroute, mais des travaux, de la nationale en grande partie, des camions et des tracteurs, un col de Fix à passer où il ne fait jamais beau… Alors quitte à y aller je remplis mes journées pour ne pas avoir à y retourner trop souvent. 

Ce vendredi j’avais combiné des cours de réseaux sociaux à l’université le matin à partir de 8h30 avec une conférence sur les réseaux sociaux l’après-midi. Une grosse journée de 7h à parler après une semaine où j’ai déjà donné 8h de formation et 15 heures de cours, fait de la voiture, du vélo et du train.

Malgré ce menu costaud, j’avais de l’énergie. J’avais réveillé mon réveil à 5h20 avant qu’il ne sonne et j’ai hésité à faire mes 7 Minutes de sport. Finalement j’ai opté pour prendre mon temps : rasage, petit déjeuner, douche, « biberon de thé » pour la route. Me voilà parti sous la pluie et dans le brouillard avec une marge de 30 minutes d’avance pour être tranquillement à l’heure et boire un thé avant le cours.

A peine 20 minutes plus tard et un plein à la station essence, la matinée changeait cependant de ton. La circulation ralentit, feux de détresse, arrêt… me voici bloqué sur l’autoroute, de nombreux gyrophares tournent, les gendarmes sont nerveux, les camions arrêtés et bloqués sur la route… ça sent l’accident grave. Ou nous fait poireauter, manoeuvrer, sortir de l’autoroute, reprendre des petites routes… me voici bien en retard. Quand je retrouve l’autoroute bien plus loin, sa pluie et ses travaux, je sais que je serai en retard d’au moins 30 minutes.

L’heure file, la route ne s’améliore pas quand je quitte l’autoroute, le temps non plus. La radio parle des pluies diluviennes dans le sud, ça tombe fort ici aussi en Auvergne. Le retard s’accumule encore et je m’arrête sur une petite aire au bord de la Nationale pour prévenir que l’on ne commencera le cours qu’à 9h30. J’hésite à couper le moteur le temps de mon coup de fil. Pourquoi ? Sorte de pressentiment ?

Finalement je le coupe et je passe mon coup de fil. Mais au moment de repartir le moteur ne repart pas. Les voyants s’allument, mais le moteur ne démarre pas. Même sans être mécano ça sent à plein nez le problème de batterie. Je demande de l’aide à une voiture garée à côté. Ils n’ont pas de pinces mais on essaie de pousser pour démarrer. Rien n’y fait. L’autre voiture repart, me voilà seul sur mon bord de route, sous le ciel gris et la pluie. Je suis bien dégoûté.

Ne me reste alors plus qu’à prévenir ma femme et surtout l’assistance de l’assurance qui m’envoie une dépanneuse. Elle arrive 50 minutes plus tard après avoir eu un peu de mal à me trouver. Entre temps j’ai appelé l’université pour annuler mon cours car être en cours à 10h30 est maintenant impossible. Le verdict du garagiste confirme le mien. C’est la batterie, un coup de recharge, la voiture redémarre mais la batterie est morte. Quitte à être en retard autant la faire changer.

C’est ainsi que j’arrive au Puy à 11h30, soit 3h après le début de mon cours et 3h30 après mon heure d’arrivée si bien calculée, une batterie neuve et quelques dizaines d’euros en moins sur mon compte. Je me cale au McDo pour chopper du wifi, faire quelques mails, travailler et me réconforter après cette matinée perdue.

Je cherche tout de même quelques infos sur le fameux accident du matin : l’autoroute a rouvert à 8 heures après l’évacuation de deux morts et quatre blessés. Finalement ma matinée n’était pas si mauvaise…

— Bertrand

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