Bilan de la Courstache 2018 : premier dossard après la blessure

J’ai couru ce samedi la Courstache, course caritative organisée dans le cadre du Movember. Et qu’est-ce que ça fait du bien !

La dernière fois que j’avais accroché à dossard à mon maillot c’était le 8 septembre pour le Trail de Clermont. Ensuite je devais bien entendu enchaîner sur le Marathon de Lyon mais mon corps en a décidé autrement. Je ne vous refais pas l’histoire. Depuis c’était repos, soins et programme de reprise en douceur.

Depuis trois semaines je ne fais ainsi que des alternances de course et de marche à raison de 4 à 5 fois par semaine en augmentant petit à petit le volume. La première fois j’ai ainsi couru 6×1 minute puis 8×1 minute, la semaine suivante 2×1 minute… et ainsi de suite. Cette semaine correspondait à ma troisième et dernière semaine de reprise avec une séance de 30 minutes pour conclure.

En faisant mes calculs j’avais décidé de m’inscrire sur la Courstache dont les bénéfices vont au Movember. J’étais forcément trop juste pour faire 10km et ça dépassait le cadre des 30 minutes. Mais je me suis dit que je pouvais faire le 5km à la cool. En n’ayant fait que de l’alternance course / marche et couru au maximum 4×7 minutes, je n’avais ni le foncier ni la vitesse. Mais j’y allais pour le côté caritatif.

A fond !

Me voilà donc sur la ligne de départ ce samedi matin, tout guilleret avec ma casquette et ma moustache de Movember. En me levant j’avais les jambes qui démangeaient, j’étais impatient. J’ai fait un petit échauffement, je suis content d’être là. Juste heureux de raccrocher un dossard sur mon maillot.

Après c’est le déroulement très habituel dans pareil cas. La foule s’amasse derrière la ligne de départ, on croise des têtes connues, les lapins se placent devant, le coup de feu retentit et ça part à toute vitesse. Et moi avec mon tempérament, j’ai tendance à vouloir suivre. Après tout, la stratégie du 5km est tellement simple : partir vite, accélérer et s’accrocher jusqu’au bout. Et c’est ce que j’ai fait.

Mes jambes qui démangeaient répondent présent. Je fais attention à ma foulée, fréquence de 180 pas par minute et roule ma poule. Tout va bien je suis heureux, j’ai le sourire. Avant le 2ème kilomètre je vois déjà sur le bas côté certains le capot ouvert. Je rattrape du monde tranquillement, c’est grisant. Après la course je me suis rendu compte dans l’analyse sur Polar et Strava que j’ai fait les deux premiers kilomètres comme un fractionné long de ma préparation marathon, et même un peu plus vite.

Mais un peu cramoisi

Comme je suis encore bien j’accélère. Au 3ème kilomètre je rattrape même un étudiant sportif de haut niveau mais en mode pantoufles. Je lui tape dans le dos, je le chambre en lui disant de se mettre à courir et je file. Bon bien entendu après avoir fait le malin il faut tenir.

Comme le parcours était constitué de 2 boucles il me redoublera à peu près au même endroit. Il reste alors un peu plus d’un kilomètre et je suis cramoisi. C’est là que le manque d’entraînement réel se fait sentir et j’ai perdu tous les bénéfices de ma préparation marathon. Je tente de suivre son rythme sans y arriver mais je m’accroche. Je sens que je me délite un peu dans ma foulée, alors je me reconcentre dessus et j’attends que ça passe.

C’est ainsi que mes jambes me conduisent finalement assez vite sur la ligne d’arrivée où le chrono affiche 21:27 ! C’est tout simplement mon deuxième meilleur temps à environ 40 secondes de mon record sur 5km.

Plus aucune douleur

Difficile de ne pas être satisfait. L’important c’est que je ne ressens plus aucune douleur ni en courant, ni en marchant. Quand je touche mon tibia, je ne constate plus aucun gonflement et quand je tape dessus ça fait toc-toc comme avant la blessure. Le chrono est accessoire et même finalement très surprenant. L’important est de pouvoir recourir sans blessure.

Je pense voir avec l’osthéo qui avait analysé ma foulée si la transition est faite et ce qu’il en pense. Je vais aussi pouvoir réintégrer le groupe d’entraînement du club et voir avec le coach comment poursuivre la reprise.

Je ne pense pas accrocher un autre dossard d’ici la fin d’année, en dehors peut-être de la Corrida de la Saint-Sylvestre que j’aimerai courir avec ma femme pour fêter la fin de cette année incroyable pour nous deux.

Et dans un coin de ma tête, je repense aussi à ce projet marathon qu’il me reste à terminer tant que j’ai 42 ans. Mais ce sera pour 2019…

— Bertrand

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