Compte rendu du Trail des Volcans en semi-nocturne

J’ai couru samedi soir le Trail des Volcans semi-nocturne. Un parcours de 14km au départ de Saint-Ours-les-Roches qui fait monter sur le Puy de Louchadière au coucher du soleil. C’était d’ailleurs la raison principale de mon choix de cette course. Car oui je choisis mes courses et mes trails en fonction des parcours et des expériences d’abord.

Bien entendu, je choisis aussi en fonction de critères plus sportifs et notamment la distance. Et ce trail était était pour moi un moyen d’allonger un peu et faire une sorte de sortie longue. J’avais bien repris par le Vulcain et le Trail des Côtes de Cournon qui faisaient 13km mais depuis quelques semaines je n’avais fait que des sorties autour d’une heure et une course de 5km.

Mais en visant un marathon l’an prochain et surtout des trails longs ou un semi-marathon après l’été, je dois allonger un peu mes séances. Ce trail était donc l’occasion pour moi de combiner balade sympa et bon entraînement. Bon bien entendu, le rythme est plus élevé que pour une sortie longue d’entraînement. C’est tout le charme d’accrocher un dossard.

Le bonheur de courir au coucher du soleil

Un mot sur l’alimentation

Avant de parler de la course, un petit mot sur l’alimentation. Comme souvent dans les jours qui précèdent le départ je me pose quelques questions sur la meilleure manière de m’alimenter avant. L’an dernier mes courses en fin de journée n’avaient pas toujours été très simples à gérer et j’avais même eu un bon mal de ventre sur le trail nocturne de Blanzat. J’avoue que ça m’avait bien gâché la course et la fin du week-end. J’avais probablement un peu mangé n’importe comment dans la journée en craignant d’avoir faim pendant la course.

Cette fois j’ai changé de technique et j’ai fait plus attention. J’ai pris un gros petit-déjeuner classique et complet le matin pour tenir toute la matinée et même plus en prenant juste un gâteau à midi. J’ai en fait décalé mon repas de midi à 17h30, soit 3h avant le départ du trail. Je me suis fait environ 100g de pâtes cuisinées à la bolognaise. J’ai complété par une compote et quelques dattes. Comme avant chaque course, j’ai aussi mangé une petite barre énergétique 20 minutes avant le départ.

Enfin, j’ai soigné l’hydratation tout spécialement dès le matin, surtout que la température annoncée devait être supérieure à 30°C. J’ai donc bu beaucoup d’eau toute la journée puis dans la demi-heure avant la course. Et bien entendu j’ai pris le départ avec ma petite réserve de flotte.

Une sacrée grimpette

Le puy de Louchadière

But du jeu : monter en haut et redescendre le plus vite possible

Le parcours de 14km était une boucle qui nous faisait grimper sur le Puy de Louchadière. Comme tous nos volcans éteints d’Auvergne, il est raide. Avant de l’atteindre la course passait d’abord dans la plaine pendant environ 3,5km. Un léger faux plat qui a permis de bien finir de s’échauffer avec un petit single mais surtout du chemin large et un peu de route.

Certes il était 20h30 passé mais il faisait encore chaud et le souffle fut vite court. Je regrette sur cette partie là de ne pas avoir réussi faire la jonction avec un petit groupe de 4-5 coureurs devant moi. Je les ai eu en ligne de mire pendant 2km sans arriver à les rejoindre. Dommage, car cela aurait été plus sympa ensuite. Mais je ne voulais pas me griller en tentant de les rattraper.

Est ensuite venue l’ascension du volcan. Elle a débuté par une belle piste forestière, et donc un peu de frais, puis c’est devenu de plus en plus raide dans la forêt. Le parcours était annoncé pour 390m de dénivelé et je les ai bien senti à ce moment là. Comme à chaque fois en trail, j’ai pris l’option de marcher quand c’était le plus raide, en profitant pour boire et manger un petit bout de patte de fruit histoire d’être bien ensuite. Bon j’ai aussi fait quelques photos

Je me suis fait doubler par deux gars dans cette montée. Un premier qui était assez facile. Je le redoublerai toutefois en descente, il va me redoubler dans la plaine, je vais le rattraper dans le single avant l’arrivée quand il a ralenti à cause d’une frontale un peu limite, puis il va finir plus vite.

Quand le second m’a doublé, je fus impressionné sur le coup par sa volonté de courir tout le long car je sentais qu’il en chiait bien. Il avait un bon rythme mais le pas lourd et le souffle court. Je pense cependant qu’il l’a payé cher ensuite. Je l’ai redoublé en descente puis je ne l’ai pas revu avant la ligne d’arrivée.

La chaîne des Puys et le puy de Dôme

La vue en haut

Un descente magnifique

La descente justement parlons-en. Elle était magnifique dans la forêt. Le soleil étant alors couché j’ai allumé la frontale et j’ai foncé en prenant un vrai gros kif. Je me sens d’ailleurs de plus en plus à l’aise en descente. Je n’ai plus la crainte de mon coude cassé comme il y a quelques semaines et je me sens surtout beaucoup plus fort sur mes appuis. Les bénéfices du renforcement global probablement et de la répétition des courses et entraînements.

Chut Thierry Courtadon

Une oeuvre d’art en pierre de Volvic signée Courtadon

Une fois redescendu dans la plaine, le parcours retrouvait ensuite le même chemin qu’à l’aller et je l’ai trouvé un peu longuet. En plus ce mélange de chemin large et dur et de route m’a bien chauffé sous les pieds avec mes chaussures de trail bien plus adaptées aux chemins souples. En discutant avec d’autres coureurs à la fin, j’ai constaté que je ne fus pas le seul à ressentir ce petit soucis. Mais en dehors de ce petit détail j’ai trouvé le parcours vraiment sympa, le fait de courir à cette heure aussi. Et puis l’ambiance était sympa et conviviale.

Mais je me suis accroché pour tenir le rythme et finalement finir en 1h29 soit une moyenne un peu inférieure à 10km/h. Ça me va très bien vu le dénivelé et la chaleur du jour.

Bilan

J’ai surtout fini avec le sourire et c’est ça mon principal indicateur. Si j’ai le sourire à la fin je suis content. Soyons honnête, je manque encore de foncier pour être vraiment à l’aise sur la fin en allant un peu plus vite et en gardant le sourire.

Tenir les 14km n’est pas un soucis, les tenir sur ce rythme n’est pas encore si simple pour moi. Il me manque encore quelques sorties longues à un rythme lent mais ce sera mon programme des semaines qui viennent. Mon idée est de faire des sorties longues et lentes et de les combiner avec quelques courses qui me feront travailler la vitesse. J’intercalerai seulement quelques séances type fractionné ou fartlek pour essayer de mémoriser mes allures où je me sens bien. Mais je ne veux pas surcharger.

Et cela m’amènera vers la prochaine échéance de mon programme, le 10km L’Equipe à Paris dans une dizaine de jours, puis vers le Trail de Mur fin juin où j’envisage de m’aligner sur le 23km. Là encore c’est une question de parcours plus sympa à mon goût.

— Bertrand

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