Compte rendu : Grand Trail de Clermont

J’ai couru ce dimanche mon troisième trail en compétition. Je m’étais inscrit sur le 12 kilomètres du Grand Trail de Clermont. Petit bilan de cette course sur les traces de Vercingétorix.

Un objectif fixé depuis longtemps

Courir ce Grand Trail de Clermont était un objectif running que je m’étais fixé dès le début d’année. Je ne pouvais donc pas le louper d’autant que j’avais participé aux deux reconnaissances organisées : celle du 23 km au printemps et celle du 12 km dimanche dernier.

J’avais d’ailleurs hésité à m’inscrire sur le 23km me rendant compte que j’étais capable de le faire. Finalement j’ai opté pour une stratégie plus sage en termes de distance et plus compatible avec mes objectifs actuels. Ayant travaillé ma vitesse cet été et étant sur un plan de préparation pour le 10km de Courir à Clermont, j’ai préféré faire le 12km en essayant d’aller vite histoire de me tester.

Sur les pentes de Gergovie

C’était la deuxième édition du Grand Trail de Clermont. Il est organisé par la Foire Internationale de Clermont et part ainsi de la Grande Halle d’Auvergne. Pour les non-clermontois, imaginaient juste un départ au milieu d’une grande zone d’exposition en bordure d’autoroute et de zone industrielle.

Un départ le long de l’autoroute peut sembler curieux pour un trail, mais l’Auvergne a pour avantage de permettre de passer en quelques mètres de la ville à la campagne. On retrouve ainsi très rapidement de vrais chemins et même de beaux chemins de trail. D’ailleurs c’est ce qui surprend de nombreux participants.

Le trail s’en va ainsi sur les pentes de Gergovie et vous pouvez vous dire que vous courrez sur les traces de Vercingétorix. Il faut d’abord faire environ deux kilomètres plats puis de pente légère pour sortir de la zone d’exposition, traverser l’autoroute et la commune de Pérignat-lès-Sarliève. Après le chemin devient plus étroit et plus raide pour attaquer la « montagne ».

Gergovie ne culmine qu’à 744m, mais la montée est raide. Le 12km fait le tour par dessous sans monter sur le plateau pour un dénivelé positif de 335 mètres. Le 23km (700D+) et le 39km (1300D+) montent eux tout en haut puis vont se balader de l’autre côté.

La magie de l’Auvergne, c’est que vous êtes sur de vrais beaux chemins qui donnent un bon aperçu du trail et pas sur de larges passages au milieu des champs. Sur le 12km la montée est longue avec des passages sur des pierres. Sur les autres parcours, la montée de Gergovie se fait par des petits chemins single bien plus raides. Les descentes aussi sont sympas.

Sur le 12km, la première descente est amusante avec quelques pierres. Un amusement qui ne vaut pas celui de la première du 23km que j’avais adoré lors de la reconnaissance. Mais si faire le 23 juste pour ça fallait pas abuser non plus. Le 12km rejoint ensuite les autres parcours pour partager une descente bien plus technique : la première partie est très glissante, les organisateurs avaient ajouté un corde ce dimanche et ils ont bien fait, pour accéder à un petit goulet façon lit de rivière avec de gros cailloux et des branches basses.

Nouvel échauffement validé

Lors des reconnaissances j’avais profité de la présence du parrain de la course Patrick Bringer, champion du monde de trail, pour glaner des conseils. C’est chouette d’apprendre des meilleurs surtout quand ils sont aussi sympas et pédagogues que lui.

Son conseil sur l’échauffement était de faire une petite séance de 15-20 minutes de jogging à la cool 1 heure à 45 minutes avant le départ de la course. Puis de faire monter le coeur avec quelques accélérations de plus en plus rapides sur 100m pour bien l’entendre faire « boum boum » un quart d’heure avant le départ !

Conseil appliqué à la lettre ce qui m’a évité de me mettre dans le rouge au départ quand les meilleurs sont partis comme des lapins.

Un peu de marche en montée

D’ailleurs je les ai bien vu partir, car sur la ligne de départ je m’étais placé juste derrière eux. Aucune intention de suivre les cadors, mais je voulais éviter de partir dans un rythme pépère et me retrouver bloqué plus loin quand les chemins rétrécissent.

Ce fut une bonne tactique. Pas de tassement sur le premier chemin en file indienne et j’ai ensuite pu évoluer à mon rythme tout en profitant de l’effet d’entraînement de ceux qui avançaient bien.

Comme le début de la course est plat puis monte légèrement le rythme était rapide. Là j’étais content de mon échauffement sérieux. Quand l’inclinaison de la pente a augmenté sur les premières pentes de Gergovie, j’ai préféré marcher rapidement plutôt qu’essayer de courir tout le long.

C’est un conseil que l’on donne souvent en trail et Patrick Bringer nous l’avait lui aussi redonné et même montré dimanche dernier. Sur certaines pentes on avance aussi rapidement en marchant qu’en courant et le coeur ne s’emballe pas. Et on garde ainsi de l’énergie pour le plat et de la lucidité pour la descente.

J’ai d’ailleurs échangé quelques mots avec un gars qui était déjà dans le rouge dans la montée après seulement 4 kilomètres de course. Il était sans souffle à plus de 180 pulsations cardiaques quand j’étais seulement à 165. Je crois que ça a fini de lui couper les jambes en tout cas quand je me suis retourné il n’avançait plus.

Connaître le terrain ça aide

Comme j’avais participé à deux reconnaissances, dont celle du 12km la semaine dernière, je connaissais quasiment tout le parcours à l’exception du départ et de l’arrivée. Et franchement ça aide beaucoup. J’avais quelques repères sur les côtes, les endroits ou relancer et prendre un peu de vitesse sans oublier la difficulté technique de la descente faîte deux fois.

Je me suis d’ailleurs rendu compte que les reconnaissances avec des coureurs expérimentés m’avaient vraiment fait progresser dans ce domaine. Les voir faire et suivre leur trace dans les descentes techniques fut vraiment un très bon apprentissage. Je me suis surpris à descendre bien plus vite ce dimanche, mais aussi dans mes entraînements précédents sur mes sentiers habituels.

J’ai aussi bien moins souffert dans ce domaine que lors du Trail de l’Envol de la Perdrix.

Un dernier kilomètre qui casse les pattes

Franchement je ne garde pas un souvenir ému du dernier kilomètre. Une fois que l’on a terminé la descente, le retour vers la Grande Halle m’a semblé long. Le petit raidillon, pourtant court, pour grimper sur le pont au dessus de l’autoroute m’a coupé les jambes et la dernière ligne droite m’a semblé interminable. Ce satané parking est vraiment grand !

Je n’ai pas réussi à suivre quelques coureurs avec lesquelles j’étais depuis un bon moment et je me suis même fait griller par d’autres finissant eux comme des boulets de canon. À chaud, j’ai donc eu cette mauvaise impression de finir difficilement…

Et pourtant, en regardant le chrono à la maison je me suis rendu compte que j’avais presque fini aussi vite que j’avais attaqué. Donc j’avais de l’énergie et même redoublée en entendant mon nom annoncé au micro à proximité de l’arrivée. Je manque juste de vitesse pour avancer réellement plus vite sur ces parties très plates. Mais je travaille dessus.

Frais et fier à l’arrivée

J’ai passé la ligne d’arrivée très fier de moi et très frais. Je m’étais fixé l’objectif d’arriver en 1h15-1h30 environ et je fais 1h07. Si secrètement j’espérais me rapprocher un peu plus de l’heure, je ne peux que constater que ce cap est encore trop difficile à atteindre pour moi. D’ailleurs, seuls les 40 premiers sont arrivés en moins d’une heure et beaucoup autour de 1h02-1h03.

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Mais je suis super content. Pour moi ce temps est très bon. Rappelez-vous que j’ai repris la course il y a à peine un avec une alternance course-marche et que je ne courrais pas toutes les semaines avant décembre. Je ne m’imaginais pas alors en mesure de boucler un trail, encore mois un troisième dans ce temps-là !

Et puis j’étais super content de retrouver ma femme qui m’avait accompagné pour cette course. J’étais surtout fier qu’elle puisse me voir à l’arrivée avec mon dossard et mon sourire.

Pour finir, je dois remercier les organisateurs pour cette course qui donne un aperçu du trail sans s’éloigner de Clermont. Merci à Sonia et Nicolas et toute l’équipe d’organisation, ne pas oublier les traceurs et les bénévoles. En plus c’était sympa d’organiser ainsi deux reconnaissances. Enfin, merci à Patrick Bringer, le parrain de cette édition, venu nous donner des conseils dans le partage et la bonne humeur.

Prochaines courses

Mon prochain objectif est désormais Courir à Clermont le 2 octobre, ce sera le jour de mes 40 ans. D’ici là je poursuis mon programme Strava (mon profil) basé sur la vitesse. Je l’ai débuté il y a quelques semaines et il est calculé pour cette échéance précise. On verra si je me sens plus rapide ou pas.

J’avais placé deux autres trails en novembre et décembre dans ma liste, mais je crois que je vais intercaler une autre date : l’Ultra Trail Vert de Beaumont le 15 octobre. C’est un trail nocturne organisé par et au profit d’Action contre la Faim. Le départ est donné à 21h après une pasta party à 18h. J’aime à la fois le principe de courir pour la bonne cause et la bonne ambiance qui s’annonce. Je vais m’inscrire sur le 10km… et retrouver ma lampe frontale

— Bertrand

Mes 9 erreurs qui m’ont fait empêcher de courir mon premier marathon (et comment les éviter)

Tu le sais, la première saison du podcast t’a fait suivre la préparation de mon premier marathon. Et tu sais que je n’ai pas pu participer au premier marathon auquel j’étais inscrit, celui tombant le jour de mes 42,195 ans.

J’ai beaucoup réfléchi aux raisons qui ont faites que je n’ai pas pu me présenter sur la ligne de départ. J’en ai fait un guide gratuit au format PDF.

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