Compte-rendu : J’ai décroché ma médaille du 10km L’Equipe 2017 !

Nous étions à Paris ce week-end pour diverses choses. Ma femme avait un atelier autour du thé samedi, moi j’avais calé une journée de formation vendredi et ça nous permettait de passer quelques jours avec ma sœur et sa tribu. Et puis comme le 10km L’Equipe se courait dimanche je me suis dit que ce serait cool de participer à cette course annoncée comme le plus grand 10km de France avec plus 15.000 coureurs cette année à l’arrivée.

En plus c’était un bon test de progression pour moi, un an après mon premier 10km sur route. À l’époque j’avais vraiment souffert et terminé en 54:41. Depuis, j’avais couru bien plus vite le jour de mes 40 ans : 46:36 !

J’avais toutefois bien du mal à me fixer un objectif pour dimanche. Je me sens bien physiquement, mais j’ai pris du retard avec ma fracture du coude sur le foncier. J’ai couru vite en trail, mais la route c’est différent. Tellement différent même ! Je savais que je pouvais courir plus vite qu’avant sur des portions mais je ne savais pas si je pouvais le faire sur 10km non stop. Et puis je suis un peu plus lourd qu’en octobre : 3 kilos de plus, mais seulement 300g de masse grasse en plus. Donc j’ai pris du muscle, cool ! Mais il faut le porter

Je m’étais donc inscrit dans le sas de départ de 47 minutes en espérant aller un peu plus vite que les meneurs d’allure.

Récupération du dossard la veille

Les organisateurs avaient installé un village départ à Bastille. Il permettait de récupérer son dossard le vendredi ou le samedi (pas de distribution le dimanche) ainsi que son petit sac avec des pubs, un paquet de bonbons, une mini-cannette de bière sans alcool et le traditionnel bandeau multi-usage publicitaire. Je ne les compte plus !

Le village n’était pas exceptionnel. Le stand Garmin avait tous ses modèles de montres cardio en démo et même en promo. Uniqlo montrait sa gamme sport et Airism, mais j’étais un peu fâché, car ils avaient inclus un bon de réduction de 10 euros valable uniquement à Paris et à partir de lundi seulement et pas échangeable ! Pas sympa pour ceux qui ne sont pas parisiens. Toutefois ils étaient aussi les fournisseurs du t-shirt cadeau à l’arrivée.

Les restaurants Vapiano proposaient pâtes, glace et dessert. Samedi midi les bananes de Guadeloupe et Martinique étaient en rupture de stock et Running Heroes faisait un peu la gueule. J’aurai bien craqué sur un modèle pas cher de casque audio Monster, mais j’attends de voir le résultat de ma garantie pour mon casque Anker qui a lâché la semaine dernière.

Il y avait pas mal de stands avec des photobox pour s’immortaliser, mais curieusement pas de matériel pour coureurs. D’habitude on trouve toujours un vendeur de chaussures et petits accessoires avec des prix foires ou déstockage, mais là nada. Dommage, car mes Saucony sont en fin de vie. Clic clac j’ai fait un selfie devant le mur avec les noms des inscrits et je suis parti !

Echauffement touristique

Je vous passe sur le côté alimentation, c’est assez bien réglé là dessus. J’ai juste pris soin de boire beaucoup, car la météo annonçait une grosse chaleur. J’en reparlerai, car ce fut un élément clé de cette course.

Nous logions chez ma soeur à Levallois et le départ était à Bastille. J’avais un peu de métro à faire, mais au lieu de faire le trajet complet, j’ai décidé de m’arrêter à Opéra et de faire la suite en courant pour m’échauffer. Environ 3km à petite foulée dans les rues de Paris sans voitures, le pied.

Arrivé à Bastille ce fut un peu le bordel pour aller au sas de départ. En fait il était bien plus loin que je pensais. Surtout il fallait rentrer dedans au plus tard à 8h55 pour un départ à 9h10. Mais rentrer un peu plus tôt était conseillé pour bien se placer. Bref, à 8h40 j’étais dans le sas à attendre que ça parte sans pouvoir ne rien faire d’autre que quelques photos et vidéos. Je n’ai d’ailleurs pas trouvé l’ambiance franchement sympa, bien moins que sur les trails, sans trop de discussions entre coureurs. J’ai ainsi trouvé le temps long. Heureusement il ne faisait pas froid.

Départ trop rapide

Enfin est arrivée l’heure du départ ! Et là c’est parti ultra-rapidement. Il y a toujours certains qui trainent un peu au milieu, mais devant ça a filé à toute vitesse. D’ailleurs mon voisin de départ s’est étonné qu’on parte à 14km/h. Et 4mn au kilomètre ça faisait un peu vite pour moi !

Surtout qu’il y avait la chaleur. Rapidement, j’ai senti que j’allais souffrir. En prévision j’avais pourtant embarqué une petite bouteille d’eau dans la main pour boire avant le ravitaillement des 5km et j’ai bien fait. Dès le 1er kilomètre je buvais déjà les premières gouttes.

Scotché au bitume dès le 5ème kilomètre

Le deuxième effet de la chaleur fut la difficulté à être bien niveau respiration et effort. C’est bien simple à chaque kilomètre j’ai eu l’impression qu’il faisait plus chaud, et à chaque kilomètre ou presque j’ai ralenti le rythme.

En dehors du 4ème kilomètre où j’ai eu un regain d’énergie, j’ai perdu 10s à chaque kilomètre. Toutefois, je cours le 5ème kilomètre en 4:44 et boucle les 5 premiers kilomètres en 23:04. En fait, j’ai couru ce jour-là mon troisième 5km le plus rapide d’après Strava (mon profil). J’étais alors dans les temps pour battre mon record !

Et puis après la fatigue et la chaleur ont fait le reste. Mon temps au kilomètre a augmenté pour passer au-dessus de 5mn/km et j’avais de plus en plus chaud. J’ai essayé de courir à l’ombre, je me suis aspergé avec l’eau du ravitaillement au 5ème kilomètre, j’ai aussi bu… un peu trop.

Putains de lignes droites !

Je me suis accroché, mais il y a eu autre chose : le parcours. Pas de doute il était beau. Rue de Rivoli, le Louvre, Opéra Garnier, Madeleine, Place de la Concorde, Tuileries… Franchement c’est une belle balade touristique. Mais ce ne sont aussi que de grandes avenues larges et tellement droites !

Ces lignes droites me semblèrent interminables et un peu décourageantes. Le premier virage après la rue de Rivoli se fait après 2km, puis 1km de ligne droite jusqu’à Opéra… En plus on croisait régulièrement ceux partis devant sans vraiment savoir où ils avaient tourné. Quand on a l’habitude du trail qui tournicote et des points de repère successifs là c’est mentalement pénible. À un moment je me suis même demandé si la rue se terminait !

Surtout qu’en plus je me suis fait doubler par les meneurs d’allure. D’abord celui du 46 minutes puis par celui des 47 minutes. Ils étaient pourtant partis derrière, mais impossible de les suivre. J’ai alors pris un coup au moral et j’ai su à ce moment que mon temps ne serait pas top. Mais bon fallait s’accrocher, reprendre du souffle et bien finir

Tunnel des Tuileries fatal

Mais le pire est arrivé. Sur la fin, le parcours nous fait revenir par le tunnel des Tuileries. Déjà par principe dans un tunnel le spectacle est nul en dehors de quelques dessins et panneaux sur les murs. Ensuite ce tunnel est long. Enfin, il faisait encore bien chaud dessous.

Là je n’ai franchement pas apprécié et il m’a paru tout bonnement interminable surtout que ma montre a perdu le signal GPS donc adieu le repère de distance pour savoir si on en sortirait un jour ! Ce fut tout bonnement mon kilomètre le plus lent. Vous comprendrez alors ma joie de revoir la lumière. La petite partie le long des quais fut ensuite plus sympa, surtout qu’il y avait des encouragements. D’ailleurs c’est un point sympa, à plusieurs endroits tout au long du parcours nous avons eu un petit accompagnement musical.

La course se terminait avec un petit raidillon tape cul pour sortir des quais. Par rapport à une côte de trail c’est rien et bizarrement ça m’a donné un coup de fouet. J’ai raccourci la foulée, accroché mes pointes de pied dans le sol pour finalement accélérer un peu et finir plus vite. Et ça c’est une vraie satisfaction !

Loin de mon RP, mais heureux avec ma médaille

Finalement je termine en 49:17. C’est bien par rapport à un an, mais moins bien que mon record. Sur la ligne d’arrivée j’étais ainsi un peu déçu de mon temps. Maintenant je le relativise. Je mesure à la fois les progrès et ce qu’il me reste à faire. Le 10km est une course exigeante qui n’offre que peu de répit. La chaleur a plombé pas mal de monde aussi.

Mais deux jours plus tard, et même une heure après en fait, j’en retiens surtout la joie d’avoir participé à l’événement. Je suis content de m’être inscrit et avoir donné tout ce que j’avais ce jour-là. Le résultat est anecdotique, car je ne fais pas de la compétition pour gagner la course, mais pour progresser et me dépasser. Et surtout, je suis reparti avec la médaille de finisher, et ça c’est ma première en course !

Conformément à mon programme running 2017, mon prochain dossard sera le Trail de Mur le samedi soir 24 juin. C’est une course au crépuscule pas trop loin de la maison. J’opte pour la Montée du Mur soit 23 km, environ 650 m D+. Le départ est donné à 21h et offre une vue panoramique sur la Chaîne des Puys au coucher du soleil. Voilà qui garantira un chouette spectacle !

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— Bertrand

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